Chunnel Vision

One Irreverent Writer Tracks Two Superlative Cities at High Speed

Paris et ses expositions universelles

with one comment

[français en bas]

All that expense, pomp and jingoism, then – pfft! – it’s over. And what’s a city to do with those white elephants that are left behind? Sounds like the London Olympics? In fact, it’s the subject of the exhibition, “Paris and its Universal Exhibitions, Architecture 1855-1937, currently showing at the Conciergerie.

Now you see it...

Now you see it...

What better way for rival cities to flaunt their manufacturing might, modernity and influence? For the best part of a century Paris and London were engaged in showy one-upmanship. Paris won (on the grounds of effort, at least); the city hosted no less than five “Universal” exhibitions up to the turn of the century, followed by three more streamlined extravaganzas. The last was in 1937.

It comes as little surprise to learn how much the Exhibitions shaped the Paris we know today. Try imagining the city without the Palais de Chaillot, for example, or the Grand and Petit Palais or the Pont Alexandre III. As for the Eiffel Tower – the daddy of all white elephants – Paris just wouldn’t be Paris without it. (Extraordinary to think how close it came to being dismantled and sold for scrap.)

No, the real surprise is how little the Exhibitions shaped Paris. “Sustainability” wasn’t on anyone’s lips back then. Mosques, cottages, fountains and follies went up, only to come down, many of them, a matter of months later. Each exhibition tells its own story. 1878 reaffirmed the Republic after a drubbing from the Prussians. 1900 was tainted by the Dreyfus fallout. 1926 bristled with avant gardism, while the exhibition of ‘31 was a swan-song for an empire. And in 1937, the writing was there for anyone to read, as the Soviet pavilion squared up to the Nazis’ neo-classical tower, designed by Hitler’s own Albert Speer.

Drawing on a wealth of photographs, archive film and 3D digital reconstruction, Paris et ses expositions is a fascinating window on the Age of Exhibitionism – ivory towers and all.

  • Paris et ses expositions universelles, architectures, 1855-1937 is at the Conciergerie, 2 boulevard du Palais, Paris. Open daily. Entry 8 euros. French commentary only.

STOP PRESS: Extended until 26 April 2009.

Missed the show? Too bad – but you can still check out this excellent virtual exhibition, courtesy of the Bibliothèque Nationale de France.

* * *  * *  * * *   * *  * * *

Toute cette cérémonie, tous ces frais, tout ce chauvinisme – et pouf! – c’est fini. Et que fera-t-on des bâtiments superflus qui restent? Je ne parle pas des Jeux Olympiques, mais de Paris et ses expositions universelles, architectures, 1855-1937, le sujet d’une exposition exceptionnelle en cours à la Conciergerie.

Sans ça Paris ne serait pas Paris

Paris ne serait pas Paris

Pour montrer la puissance industrielle, son influence et sa modernité, l’exposition universelle était la plate-forme de choix du 19e. Londres était le point de repère – la rivalité entre les deux villes est presque palpable. Paris était la gagnante (au moins en ce qui concerne l’effort); la capitale française a monté cinq expositions universelles suivi de trois expos plus ciblées, la dernière  en 1937.

On ne s’étonne pas du fait que les expositions ont doté la ville de bâtiments remarquables. Tâchez donc d’imaginer Paris sans les Petits et Grands Palais, le Palais de Chaillot, le Pont Alexandre III. Et Paris ne serait pas Paris sans la Tour Eiffel. D’autant plus extraordinaire qu’à l’origine elle était destinée à être démontée.

Ce qui étonne, par contre, c’est que les expositions n’ont pas laissé plus de traces. Personne ne rêvait de la « durabilité ». Des mosquées, des chaumières à l’anglaise, des fontaines, des folies exotiques ont été construites, que pour être

un jour, mon fils, tout ça sera à toi...

1926: un jour, mon fils, tout ça sera à toi...

démontées quelques mois plus tard. Chaque exposition raconte son histoire. Celle de 1878, une réaffirmation après la raclée Prusse. L’affaire Dreyfus a failli de mettre à l’ombre l’expo de 1900. Le foisonnement de l’avant garde en 1926; le chant du cygne pour l’Empire en 1931. Quant à 1937, on pourrait voir le signe sur les murs – les murs du pavillon soviétique, par exemple, érigé tout en face de la tour sévère des Nazis, celle-ci conçue par l’architecte de Hitler, Albert Speer.

200 images dont des vieux clichés et des films ainsi qu’une formidable reconstitution en 3D créent une forte ambiance sous les voûtes de la Conciergerie – une vitrine sur l’Age de l’Exhibitionnisme.

  • Paris et ses expositions universelles, architectures, 1855-1937, à la Conciergerie, 2 boulevard du Palais, Paris jusqu’à 12 March 2009. Ouvert tlj. Entrée 8 euros.

PROLONGATION JUSQU’AU 26 AVRIL

  • Vous avez raté l’expo? Tant pis! Regardez donc cette exposition virtuelle sur le site de la BNF.

Written by manda

January 28, 2009 at 11:15 am

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  1. [...] was built for the Colonial Exhibition of 1907, a splashy, exotic pastiche that attracted 2 million visitors during its 6 month run. In [...]


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