Paris: Graffiti at the Fondation Cartier – and beyond
[français en bas]
IF THE MERE SIGHT sight of graffiti makes you want to reach for the bleach, Né dans la rue / Born in the Streets Graffiti is not for you.
Or there again, perhaps it is. The downside is that when you leave the Fondation Cartier, you’ll start noticing graffiti just about everywhere you turn. On the upside, you’ll be seeing it with new eyes.
From Washington Heights to the pixadore bands of São Paulo, the exhibition ranges wide. Tags get the digital treatment; watching them unfold is unexpectedly mesmerising.
Alongside documentaries and large scale contemporary work from JonOne, Nug and others, the exhibition goes a long way towards capturing the edgy spirit of a bankrupt 1970s New York where it all first took off. Video interviews with pioneer taggers, like Pistol1, give insight into the sheer buzz felt by alienated teenagers when they reclaimed the city with five-foot-high letters for everyone to see: ”It was like being a celebrity, man. We were doing it in New York City...”
If you go, allow plenty of time to admire local graffiti artists letting rip on the boards outside. And to soak up the contrast as bon chic bon genre gallery-goers queue up for enlightenment.
LOVE IT OR HATE IT, graffiti is becoming mainstream. Last year, the Grand Palais hosted a show on the subject, and only this month, the SNCF (France’s national train service) commissioned artists to tart up one of their trains.
But the tolerance is measured.
Over in the east of Paris, a group of local graffiti artists (pictured, right) told me they risked a 75 euro fine for customising the walls beside the Petite Ceinture, the disused railway that partly encircles the city. Generally, though, the authorities turn a blind eye.
Just as well for some, considering that a “masterpiece” can involve up to 8 colours, at a cost of 3 euros per aerosol can…
- Fondation Cartier: Born in the Street: Graffiti … until 29th November ‘09
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VOUS AVEZ HORREUR du graffiti? Décidément, la dernière expo à la Fondation Cartier “Né dans la rue: Graffiti“ n’est pas pour vous. A moins que vous soyez prêt à prendre le risque de ne plus jamais voir le graffiti sous la même lumière qu’auparavant.
Pour ceux qui ont besoin de repères, il vaut mieux descendre tout de suite au sous-sol. Là, vous pourrez suivre la genèse du mouvement à New York pendant les années 70. L’expo évoque une ville au bord de la faillite en train de se vider en faveur des banlieues. Vous entendrez des paroles de pionniers du graffiti, comme Pistol1, qui revit son euphorie. Pour un jeune qui se sent exclu de sa ville, rien de plus exhaltant que de signer son nom avec des lettres gigantesques et en trois dimensions:
“C’était comme si on était des célébrités, man. On faisait ça, nous, à New York City…”
Et aujourd’hui? L’époque contemporaine est représentée par des documentaires – sur les “pixadores” de São Paulo, par exemple – et par des grosses commandes exécutées par JonOne, Nug et d’autres lumières. Grâce à une analyse numérique qui retracent les gestes des taggeurs, des dizaines de tags se révèlent dans toute leur complexité.
Et si, enfin, vous n’avez pas envie d’entrer, restez devant les palissades pour regarder les jeunes artistes en pleine création… et savourez le contraste avec des visiteurs BCBG qui font la queue pour découvrir ce nouvel univers.
QU’IL SOIT adoré ou déploré, le graffiti devient le plat du jour. L’an dernier, le Grand Palais a accueilli une expo sur le sujet. Plus récemment, c’était au tour de la SNCF à décorer un TGV. Mais la tolérance a ses limites.
Dans le 20e sur la Petite Ceinture désaffectée, les jeunes artistes m’ont dit qu’ils risquaient une amende de plus de 75 euros. C’est pas de pot après avoir investi dans 8 bombes à 3 euros chaque.







